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_____________Association of Canadian Romanian University Professors
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Romanian
Culture Mircea
Eliade_______________________________________ |
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Images
et Symboles
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De Zalmoxis
à Gengis-Khan
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Essais sur le symbolisme magico-religieux Ce qui distingue l’historien des religions d’un historien tout court, c’est qu’il fraie avec des faits qui, bien qu’historiques, révèlent un comportement qui dépasse de beaucoup les comportements historiques de l’être humain. L’homme intégral connaît d’autres situations en plus de sa condition historiques; il connaît, par exemple, l’êtat de rêve, ou de rêve éveillé, ou de mélancolie et de détachement, ou de béatitude, ou d’évasion, etc. – et tous ces états ne sont pas « historiques », bien qu’ils soient aussi authentiques et aussi importants pour l’existence humaine que sa situation historique. (p. 40 – 41) Le mythe arrache l’homme de son temps à lui, de son temps individuel, chronologique, «historique » - et le progette, au moins symboliquement, dans le Grand Temps, dans un instant paradoxal qui ne peut pas être mesuré parcequ’il n’est pas constitué par une durée. Ce qui revient à dire que le mythe implique une rupture du Temps et du monde environnant; il réalise une ouverture vers le Grand Temps, vers le Temps Sacré. (p. 75) On est dévoré par le
Temps non parcequ’on vit dans le Temps, mais parcequ’on croit à
la réalité du Temps, et, partant, on oublie ou on méprise
l’Éternité. (p. 118)
Éditions Gallimard,
Paris, 1952.
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« Les Gètes » ( les Daces ), dit Hérodote, « sont les plus vaillants des Thraces et les plus justes. Ils se croient immorteles », et voici en quel sens: « ils pensent qu’ils ne meurent point et que celui qui périt va rejoindre Zalmoxis, un être divin ( daimon ); certains d’entre eux appellent ce même être divin Gébéléizis ». ( p. 31 ) Ce que semble certain c’est que pour
les Gètes, tout comme pour les initiés des Mystéres
d’Eleusis ou pour les « Orphiques », la post-existence bienheureuse
commence après la mort: ce n’est que l’« âme »,
le principe spirituel, qui rejoint Zalmoxis. ( p. 42 )
Éditions Payot,
Paris, 1970.
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